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Le syndrome du « Tékitoi »

Le pêcheur en mer de loisir est un être à part et, disons le tout de suite, un être exceptionnel.

Pour certains, il attise la convoitise, suscite un intérêt pécuniaire, pour d’autres c’est un prédateur sans vergogne, un braconnier, un destructeur invétéré, j’en passe et des meilleurs …

Bref, selon l’interlocuteur nous passons de Doctor Jekill à Mister Hyde.

 

 

Le pêcheur est un être exceptionnel par sa connaissance sans limite des deux langues étrangères que sont l’anglais et le japonais. Pour s’en persuader, il suffit de parcourir les ouvrages et revues traitant de la pêche en mer, à croire que notre bonne et vielle langue française n’est plus capable de nous faire comprendre des notions aussi simples que des actions de pêche ou du matériel comme un jigg qui doit être le nom savant d’une cuiller.

Exemple : tout pêcheur a entendu parler du « stop and go » mais pourquoi ne pas dire « pauser – ramener » et je ne parle pas du « walking the dog », du « top water », du « light fishing, du « casting » et du « spinning » et pour ne pas être en reste tout pêcheur normalement constitué comprend immédiatement ce qui signifie le « tataki », le « bichi bachi », des techniques de pêche japonaises des céphalopodes.

Ce phénomène n’est pas nouveau et, comme dans beaucoup d’autres domaines, les concepteurs, les bureaux d’études et les services marketing développent des concepts qui peuvent nous laisser penser que notre loisir demande des grandes aptitudes mais dont la seule finalité est de vendre le plus de matériel en nous faisant débourser un maximum le plus souvent possible. Dans le secteur de la pêche, la première cible n’est pas le poisson mais bien le pêcheur.

 

Pour d’autres, nous sommes de grands prédateurs qui ne pensent qu’à vider la mer en toutes circonstances et par n’importe quels moyens !!! Dans un temps pas si lointain, nous avons pu lire des articles et des études qui affirmaient que la pêche maritime de loisir prélevait autant si ce n’est plus de bars que la pêche professionnelle. Qui peut le croire ? Plus de personnes que nous pouvons le penser et pour s’en persuader il suffit de regarder l’évolution de la règlementation nationale de la pêche de loisir.

Certains pays et pas des moindres, comme les États-Unis et les pays nordiques, ont bien compris l’intérêt de la pêche de loisir, tant au niveau économique que touristique pour que les professionnels de la mer puissent vivre de leur métier et de leur passion. Malheureusement nous sommes encore très loin de cette démarche.

 

Les pêcheurs de loisir sont avant tout des passionnés, des observateurs, des individus respectueux de leur environnement et qui connaissent tout aussi bien le milieu marin que tout autre personne.

Alors, continuons à profiter de notre passion, d’échanger, de communiquer, de partager et de transmettre.

Gardons notre bon sens et mettons-le au service d’un environnement de qualité et ne renions pas notre nature d’être humain, de chasseur-cueilleur qui nous permet de déguster les fruits de notre passion.

Une partie de pêche doit rester une partie de plaisir, et espérons par notre détermination et notre engagement que cela le restera encore pour longtemps.

Le président,

Patrick ALVES