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La quiche au maquereau
La quiche au maquereau !
Non, ce n’est pas une recette de cuisine mais une analyse de la cuisine administrative des mesures de nos décideurs qui sont difficiles à digérer.
Un nouveau chalutier pélagique vient d’être mis en service baptisé « Annie Hillina ». Il peut pêcher jusqu’à 400 tonnes de poissons par jour, oui par jour et ce n’est pas une erreur de frappe !!!
Dans le même temps, nous, simples pêcheurs de loisir, nos décideurs nous imposent après consultation publique un quota de 5 maquereaux par jour et par pêcheurs et après diverses manifestations écrites ou autres, ce quota est relevé à 10 maquereaux par jour et par pêcheur soit une augmentation de 100% du quota.
Doit-on crier victoire pour autant ? Pour bien mesurer la portée de cette décision, comparons quelques données, à savoir :
Comparons ce résultat avec notre chalutier pélagique :
Conclusion : il faudra 7 000 ans à notre équipe de 3 pêcheurs de loisir pour pêcher autant de poissons que notre chalutier pélagique !!!
Effectivement nous devrions être satisfaits car en passant de 5 à 10 maquereaux par jour et par pêcheur nous sommes passés de 14 000 à 7 000 années !!! de pêche pour 3 pêcheurs par an pour pêcher l’équivalent d’une journée de ce navire usine !!!! Inouï, aberrant, démentiel, utopique, irréel.
Que dire, que ça nous fait de belles jambes, non mais que c’est pitoyable, oui.
Mais que faire ? Beaucoup d’entre nous se posent de plus en plus de questions sur la manière dont les sujets sont traités, sur les remarques que nous formulons et sur la nature des décisions qui sont prises et leur niveau de priorité. Pour compléter et illustrer ce propos, il est vrai que vérifier si l’écartement des dents des râteaux est bien au minimum de 2 cm est de la plus haute importance pour le maintien de la biodiversité, ou encore que nous demander de déclarer l’heure exacte de nos prises est primordiale !!!
Mais où est le bon sens, le sens des priorités. Oui on nous prend pour des quiches et peut être que nous devrions revoir notre devise :
Pour qu’une partie de pêche reste une partie de plaisir.
Le président,
Patrick ALVES